Nous trouverons la route où l’herbe est rouge, c’est certain
Nous approchons le dernier rayon du soleil, dès demain.
L’aube n’est pas encore arrivé pour les cœurs ardents ,
Seul les cœurs braves empreintes le passage d’argent .
La maison est derrière et le monde est devant ,
Il n’y a plus de sentiments à présent .
Un regard en arrière nous rappel que nous sommes loin,
Un signe du destin, qui dessine le tracé de notre chemin .
Nous songeons à la douceur de cette plaine ;
Qui bientôt sera souillée par les ames en peines.
De nombreux sentier ainsi nous prenons,
Depuis si longtemps et si loin de nos garçons .
L’automne maintenant laisse place à l’hiver.
Une odeur nous enivre, elle nous est familière.
La rage et l’excitation nous dominent et nous charment ,
A la vue de cette journée funeste, agité par les armes.
On sent le sol qui tremble sous nos pieds.
Voilà la bataille va bientôt commencer.
On entend le cor qui résonne jusqu’à l’horizon,
Trop tard maintenant pour retourner à la maison.
Les premières flèches sifflent et transpercent les vents ,
Un silence les accompagne puis ensuite un hurlement.
Un frère à mes cotés viens de tomber sur la terre,
Je me dis que ce soir nous dînerons tous aux enfers.
Pas le temps d’avoir de la peine pour mon protégé,
Ne verse pas de larme ce n’était que la première volée.
Sous la colère je pousse un énorme cri de guerre,
Et nous courons, implacable, en brandissant le fer.
Le bruit ce fait de plus en plus lourd,
Ce soir pour nous il n’y aura pas de retour.
Plusieurs tombent sous le son des fracas,
C’est une écume de sang qui coule sous nos pas.
On entend le choc du coup d’épée sur le bouclier,
D’autres s’écroulent et ne se relèveront plus jamais.
Mais un javelot évité de justesse me ramène ici,
Sur ce champs macabre ou je vois bon nombre de mes amis.
La marée rouge s’étend maintenant jusqu’au lointain,
Animée par des houles d’armes, elle semble sans fin .
Le sang mêlé à l’acier donne tout son éclat .
Une lumière du sud reflète la fin du trépas.
Le silence prend place sur le champs de guerre.
Nous nous sommes battus, digne de la mémoire de nos pères …
tiberius ( jerome )
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